Publié par : Richard Santoro | 1UTC 23 février 2012

Quand la menace, du fond de la cour, grimpe et me glace

Depuis quelque temps déjà j’avais envie de faire un article traitant de certaines formes de raquette qui existe sur le web et que le gouvernement soutient parfois. En plus de se faire de l’argent sur votre dos en revendant vos données de carte grise, cela fait maintenant quelques années que le gouvernement français (et c’est maintenant similaire dans plusieurs pays), aide les ayant-droits à poursuivre ces horribles internautes qui téléchargent des œuvres piratées.

On peut toujours arguer que chaque travail mérite un salaire, quoi de plus normal. Ce qui l’est moins, c’est tout ce qui gravite autour de ça et qui contribue à pourrir l’internet :

– Il y’a d’abord toutes les pratiques que je qualifierais de déloyales, parmi elles, les systèmes de DRM et les prix abusifs du dématérialisé. Le constat reste le même, seuls les utilisateurs honnêtes sont emmerdés. Au niveau de la vidéo et du numérique en général (livre, etc), plusieurs problèmes majeures. D’abords les systèmes anticopie, qu’il s’agisse de s’enregistrer sur 10 services en ligne différents pour lancer un jeu que vous avez acheté  ou encore de rester connecté durant vos parties, ceux qui possèdent une version piratée ne sont pas concernées. Au niveau de la vidéo, j’ai récemment acquis un film qui propose de télécharger une version numérique…à condition de s’enregistrer bien entendu, et de ne la lire que sur un seul et même lecteur par un système de verrou numérique. C’est comme si vous n’aviez le droit de mettre votre dvd que dans un lecteur, interdiction de l’emporter en vacances, de le prendre dans les transports, etc.

Pour les livres et la musique, même chose, avec l’impossibilité de prêter à des amis (ce qu’on peut faire avec des choses palpables) et l’impossibilité de revendre (du moins c’est ce qu’aimeraient les « ayant-droits »). Les producteurs de jeux-vidéos ont de leur coté tué l’occasion avec des codes à usage unique.

Ces gens là se sont enfermés dans une idée que l’internet c’est l’ennemi, et que tout devrait être payant. Ils n’arrivent pas (et ne veulent pas) comprendre qu’il est possible d’acheter un film/musique qu’on aurait d’abord vu/entendue de manière illégale, et que l’utilisateur n’aurait jamais vu s’il avait du payer dès le départ. L’internet, c’est le mal, celui qui fait nuit à la créativité et qui fait que les salles de cinéma se vident.

– Second point, la menace sur internet : Les majors et assimilés ont trouvé dans les poursuites judiciaires le moyen de combler le déficit des films qui n’ont pas marché (comme c’est le cas avec « The expandable »), ou d’accroître le revenu issu des films qui marchés (« démineur« ). Dans ce genre d’affaire, il y’a deux stratégies, la voie normale (où la justice est chargée des poursuites), et la voie bidon, qui repose sur du vent mais qui marche; la technique est de faire peur au consommateur (de la même manière que le fait gouvernement sur les procès verbaux en disant « vous pouvez contester mais si ca foire c’est plus cher ») : l’affaire Techland en est un exemple parfait, et elle est de retour sur le devant de la scène avec un cas similaire. Les mécanismes de collecte de preuve sont invérifiables, et n’ont pas nécessairement de force légale dans notre système judiciaire. Si jamais vous recevez ce genre de courrier, le jeter semble être la meilleure chose à faire.

– Enfin la réponse du gouvernement, la maintenant connue « Hadopi » : à ce titre, je voudrais juste rappeler que l’Hadopi est pleine de gens qui n’y connaissent visiblement rien dans leur domaine. Ces propos sont en faite un résumé des différentes conneries de cet organisme, parmi lesquelles :

– L’obligation aux utilisateurs de sécuriser leur connexion alors que l’organisme chargé de la collecte n’est lui même pas sécurisé.

– La communication désastreuse et une volonté d’empêcher les recours.

– L’absence totale de maîtrise des technologies qu’elle doit contrôler (ici et ).

Sans oublier que cette dernière aurait un coût astronomique.

En somme, l’internet se pourrit de jour en jour avec ce genre de bêtises parce qu’une minorité qui s’était habituée à s’en mettre plein les poches en foutant pas grand chose refuse de voir ses revenus diminuer. C’est dommage qu’il n’existe pas en France une conscience commune suffisamment forte pour que les utilisateurs boycottent massivement les produits et les personnes (producteurs, artistes) qui s’associent à ces pratiques.

 

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