Publié par : Richard Santoro | 0UTC 28 mai 2007

1491,Nouvelles révélations sur les Amériques avant Christophe Colomb

Le dernier livre que je me suis offert, que je n’ai pas fini d’ailleurs,( manque de temps, et je continue d’en perdre ici même), relatant les périples d’hommes de science américains au coeur de l’Amérique, Latine notament,affirmant ou non certaines idées répendues, proposant des analyses nouvelles permises par la technologie

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LE BENI
Lorsque l’avion décolla et mit cap à l’est, en direction de la frontière bré­silienne, il faisait un temps étonnamment frais pour le centre de la Bolivie. Au bout de quelques minutes, routes et habitations cessèrent d’être visibles, et il ne resta plus comme traces d’occupation humaine que les troupeaux qui émaillaient la savane, tels des éclats d’amandes sur une crème glacée. Eux aussi finirent par disparaître. Les archéologues, équipés de leurs appareils photo, mitraillaient sans relâche.
Au-dessous de nous s’étirait le Béni, une province brésilienne grande comme l’Illinois et l’Indiana réunis, et pratiquement aussi plate. Six mois par an environ, les pluies et la fonte des neiges des montagnes au sud et à l’ouest couvrent le sol d’une nappe liquide irrégulière et mouvante ; ces eaux iront grossir les rivières du nord de la province, affluents du cours supérieur de l’Amazone. Le restant de l’année, les terres s’assèchent et les vastes étendues d’un vert éclatant prennent alors un aspect désertique. Cette plaine singulière, isolée et régulièrement submergée avait déjà attiré l’attention des chercheurs, et pas seulement parce que ses habitants comptaient parmi les rares personnes de la planète à n’avoir jamais croisé d’Occidentaux munis d’appareils photo.
Clark Erickson et William Balée, les archéologues, étaient installés à l’avant. Erickson, de l’université de Pennsylvanie, travaillait en collaboration avec un archéologue bolivien dont l’absence ce jour-là avait libéré une place pour moi dans l’appareil. Balée, de Tulane, est plutôt anthropologue, mais depuis que les chercheurs ont pris conscience des interactions entre passé et présent, la fron­tière entre les deux disciplines s’est estompée. Si les deux hommes s’opposaient par l’apparence physique, le caractère et les méthodes scientifiques, c’est avec un égal enthousiasme qu’ils collaient leur visage au hublot.

Vendu au prix de 20€, la traduction semble de bonne facture et la rédaction est fluide.Ce livre de Charles C. Mann aura le mérite d’affuter votre curiosité anthropologique et trouvera sa place dans votre bibliothèque aux cotés de Lévi-Strauss

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